
La Société nationale d’électricité tire une sonnette d’alarme sur une menace d’effondrement du pylône 156 de la ligne haute tension 220 kilovolts Zongo–Kinsuka, situé à Kinsuka dans l’ouest de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), suite à l’exploitation artisanale de pierres et de caillasses dans la zone.
« Si ce pylône cède, c’est 150 mégawatts de puissance qui disparaissent, avec des coupures massives et des risques d’accident dramatique », a prévenu Sylvain Bondekwe, chef de division Postes et Lignes Kinshasa-Bandundu.
Une équipe d’ingénieurs de la société s’est rendue sur le site mercredi pour constater l’ampleur des dégâts. Les creusements illégaux, documentés par la délégation, rongent les assises du pylône, installé depuis plusieurs décennies.
Malgré les multiples mises en garde adressées aux autorités compétentes, les occupations anarchiques se poursuivent. Les exploitants de pierres, pourtant indemnisés pour libérer la zone, continuent leurs activités, exposant les habitants à un risque d’électrocution et menaçant l’approvisionnement électrique des communes de Ngaliema, Mont Ngafula et une partie de l’ouest de Kinshasa.
Le poste électrique de Kinsuka, inauguré en 2023 pour améliorer la desserte en électricité, voit sa promesse compromise. La Snel rappelle que chaque pylône est un maillon essentiel d’une chaîne fragile. Si l’un tombe, c’est tout le réseau qui vacille.
La direction générale de la Snel a appelé à une prise de conscience collective et à des mesures urgentes pour protéger les infrastructures vitales. Car si le pylône 156 venait à s’écrouler, Kinshasa plongerait dans le noir.
La Rédaction.