
L’hépatite B, infection virale qui attaque le foie, tue près de 900 000 personnes chaque année dans le monde. Elle évolue souvent sans symptômes visibles, s’installant discrètement jusqu’aux complications graves qui apparaissent dans l’attente d’un diagnostic.
À l’occasion de la journée de restitution du bilan annuel du service de médecine interne de l’hôpital régional Elhadji Ibrahima Niass, le docteur Bamba Cissé, chef du service d’hépatogastroentérologie, a partagé le samedi dernier des données alarmantes sur la progression de cette infection.
Selon lui, « 69 % des patients reçus en consultation gastro-entérologique étaient porteurs du virus de l’hépatite B, dont 7 % déjà au stade de complication ».
En l’année dernière a-t-il poursuivi, plus de 1 500 consultations ont été enregistrées, parmi lesquelles environ 700 concernaient des cas liés à l’hépatite B.
Cette maladie a indiqué le docteur est extrêmement prévalente à Kaolack surtout en hépatogastro entérologie.
Le docteur Cissé insiste sur les modes de transmission : « C’est une maladie du sang et du sexe. Elle est transmissible sexuellement, mais surtout de façon verticale, de la mère à l’enfant ».
« C’est une maladie qui est silencieuse, le plus souvent le malade, ressent quelque chose au stade de complication. Pour l’éviter, il y a pas mille et une solution, c’est le dépistage et la vaccination », a-t-il déploré.
Outre les prévention, docteur Cissé a lancé un appel aux autorités sanitaires pour la réduction des coûts du traitement mais surtout la disponibilité du vaccin contre l’hépatite qui est efficace à plus de 99%.
La Rédaction.