
Lors de son passage ce mardi sur le plateau de l’émission d’une télévision locale, Laurent Munzemba, Directeur général du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), a dévoilé les nouvelles orientations stratégiques de son institution pour les porteurs de projets en quête de financement et de garantie étatique.
Longtemps perçue comme une option, la formalisation administrative des entreprises est devenue le « critère phare » d’accompagnement des entrepreneurs par le FOGEC.
« Avant, on ne tenait pas compte de la formalisation car on savait que certains entrepreneurs œuvraient déjà sur terrain. Mais actuellement, c’est un critère important pour que le FOGEC accompagne un projet », a martelé Laurent Munzemba.
Cette exigence selon M. Munzemba vise à assainir le secteur entrepreneurial et à permettre aux structures de sortir de l’informel pour mieux s’intégrer dans l’économie nationale.
Outre l’aspect administratif, le FOGEC exige également que les projets soient « générateurs de revenus » afin de favoriser l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise capable de contribuer activement à la croissance du pays.
Un crédit accessible à 5 % l’an
Face à la réticence des banques commerciales et aux taux d’intérêt souvent prohibitifs, le FOGEC a réussi à négocier des conditions avantageuses pour les entrepreneurs locaux.
« Nous avons négocié avec les banques commerciales pour leur faire comprendre qu’elles ont la garantie de l’État au travers du FOGEC. Le taux d’intérêt est de 5% l’an », a révélé le Directeur général.
Pour briser le mur de méfiance entre les banques et les entrepreneurs (souvent des particuliers jugés trop risqués), le FOGEC ne se contente pas d’une garantie morale. L’établissement public apporte des garanties aux banques commerciales.
Cette stratégie permet de sécuriser les établissements financiers et de faciliter le déblocage des fonds pour des projets structurés.
Pour Laurent Munzemba, cette orientation vise avant tout à renforcer l’impact économique des initiatives soutenues et à bâtir un écosystème entrepreneurial plus solide et résilient en RDC.
La Rédaction.