
Lors de la prière de vendredi dernier, l’imam Mouhamed Sow, dans son sermon, a imploré la grâce divine en faveur d’une saison hivernale féconde à Louga, où les fortes pluies ont plongé plusieurs quartiers dans une situation dramatique.
« Nous demandons à Allah de nous accorder des pluies abondantes et bienfaitrices, sans inondations ni destructions, afin que nos champs puissent produire et que nos familles vivent dans la quiétude », a déclaré l’imam Mouhamed Sow.
Les eaux stagnantes ont envahi des habitations fragiles, forçant des familles entières à abandonner leurs maisons et à chercher refuge chez des proches ou dans des abris de fortune.
Au-delà de la dimension spirituelle, cet appel pour des pluies abondantes est aussi un cri du cœur face aux défis climatiques qui frappent régulièrement la région de Louga. Entre irrégularité des saisons, baisse des rendements agricoles et avancée de la pauvreté, les prières deviennent une arme de résistance et d’espérance pour les populations.
Mouhamed Sow, un homme de foi, continue ainsi de jouer son rôle de phare spirituel, en rappelant que la pluie, au-delà de son apport agricole, est un symbole de miséricorde divine.
L’imam a également souligné que « selon l’islam, les intempéries hivernales relèvent du décret d’Allah. Elles peuvent être une miséricorde, une épreuve ou un avertissement lié aux comportements humains. Leur sens ultime est de rappeler à l’homme sa dépendance envers Dieu et de l’inciter à la piété et au repentir ».
Face à cette détresse, l’imam a interpelé les autorités territoriales et étatiques pour une meilleure prise en charge des sinistrés et des solutions durables face aux inondations récurrentes. Car derrière chaque pluie, c’est la peur des effondrements, des maladies et de l’insécurité qui hante les foyers.
La Rédaction