
La Société congolaise d’ophtalmologie (SCO) a formulé a demandé au cours du lancement des travaux du 23ème congrès, l’inscription dans le prochain plan sectoriel de santé d’un programme pilote de téléconsultation ophtalmologique en République démocratique du Congo.
« Sur la télé-ophtalmologie, nous demandons l’inscription dans le prochain plan sectoriel de santé d’un programme pilote de téléconsultation ophtalmologique en lien propre et prioritaire au service de la référence de Kinshasa, de Lubumbashi et de Goma, assorti d’un appui à la connectivité de formation sanitaire concernée », a plaidé, le Dr Jason Pithuwa, Président de la SCO.
Durant deux jours, soit du 16 au 17 octobre, les professionnels et spécialistes de santé vont exploré trois voies porteuses d’espoir pour la santé oculaire de la population. Ils vont discuter notamment sur l’innovation ( la télé-ophthalmologie), le financement communautaire et le partenariat public-privé, et enfin les perspectives qu’offre l’intelligence artificielle pour le dépistage de masse des pathologies oculaires que pour évaluer la rétinopathie diabétique, le glaucome, les troubles de réfraction et autres.
En outre, dans son mots d’ouverture, le Dr Pithuwa à également demandé sur le financement, une inscription formelle d’un paquet minimum de soins oculaires (prise en charge chirurgicale de la cataracte, prise en charge de l’erreur de réfraction) dans le panier de soins de la couverture santé universelle et pour l’ouverture d’un cadre de concertation permanent entre l’association des ophtalmologistes et la caisse nationale de sécurité sociale.
Trachome, digitalisation et rétinopathies au cœur du congrès de la SCO

L’élimination du trachome, la digitalisation du parcours hospitalier, la prise en charge des affections pédiatriques ainsi que les avancées thérapeutiques face au diabète et aux pathologies rétiniennes ont été développées par les différents intervenants.
La présentation de la cartographie nationale de la maladie et de la chirurgie du trichiasis an mis en évidence la persistance de cette pathologie en RDC. « Le trachome est toujours présent en RDC », a indiqué le Dr Kanza.
Sur le plan du diagnostic précoce dans le Grand-Katanga, le Dr Iye souligné l’importance de détecter des signes d’appel chez l’enfant, tels que la leucocorie et le strabisme, afin de les orienter rapidement vers des centres spécialisés.
Plaidant pour la modernisation des structures de santé, le Dr Sandra Pungu a présenté une communication intitulée « Voir ne suffit pas : de l’activité de consultation au défis de la continuité des soins oculaires dans un hôpital tertiaire en RDC ». Elle a recommandé la numérisation complète du parcours clinique en milieu tertiaire pour remplacer le système papier et garantir une meilleure traçabilité des patients dans le cadre de la CSU.
Pour sa part, le Dr Bali a détaillé la prise en charge des trous maculaires (par vitrectomie, pelage de la limitante interne ou greffe de membrane amniotique) et des membranes fibrovasculaires liées au diabète. Il a insisté sur la nécessité d’un fond d’œil précoce dès le diagnostic du diabète et sur l’urgence d’une orientation rapide des patients pour préserver l’acuité visuelle.
La Rédaction.