
Depuis plusieurs années, les riverains de Médina Baye vivent au rythme des mares d’eaux stagnantes, des odeurs nauséabondes et d’une circulation perturbée. La situation des eaux usées sur la route principale continue de susciter l’indignation.
Face à ce fléau, la population accuse l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) et les autorités étatiques de garder un silence incompréhensible. Plusieurs alertes auraient été lancées, sans réponse concrète à ce jour.
« Nous vivons dans ces conditions depuis trop longtemps. L’ONAS vient parfois constater, mais rien ne change », déplore Babacar Mbow, habitant de Médina Baye.
Selon lui, les eaux usées débordent quotidiennement des canalisations et se déversent sur la chaussée, transformant certains tronçons en véritables marécages. Les habitants dénoncent les risques sanitaires, notamment pour les enfants, ainsi que l’impact sur leurs activités quotidiennes et commerciales.
« On se sent abandonnés. Les autorités doivent agir. Nous interpellons le président de la République, Son Excellence Diomaye Faye, son Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Assainissement », insiste M. Mbow.
Ce problème ne se limite pas à une nuisance olfactive : il représente un danger sécuritaire, sanitaire et économique. Le bitume, financé à coups de milliards par les contribuables, menace de s’affaisser à tout moment.
« Nous vivons dans la peur, alors que le pays fait déjà face à une crise sanitaire avec la fièvre de la vallée du Rift et le MPOX », alerte Babacar Mbow.
En attendant une intervention, la population de Médina Baye appelle à une réaction urgente pour mettre fin à ce qu’elle considère comme une situation insoutenable, dangereuse et indigne.
La Rédaction.