
La messe des funérailles du Pape François a été présidée par le doyen du Collège cardinal, le cardinal Giovanni Battista Re.
Conformément à ses volontés exprimées dans son testament spirituel, le Pape François a été conduit à sa dernière demeure terrestre. Son cercueil a été transféré à la basilique Sainte-Marie-Majeure, un lieu particulièrement cher au souverain pontife. Environ 15 000 personnes ont salué la papamobile blanche transportant le cercueil du Saint-Père, tandis qu’elle traversait les rues de Rome en quittant la place Saint-Pierre.
Plus de 25 000 personnes ont participé à la messe de funérailles, célébrée sur le parvis de la basilique Saint-Pierre ce samedi 26 avril 2025. Le cercueil en bois et zinc, scellé la veille, a été déposé devant l’autel, à même le sol, près du cierge pascal or et bleu roi. Recouvert d’un évangéliaire, le cercueil reposait sur l’endroit même où le défunt Pape aimait s’asseoir chaque mercredi, lorsque le temps était clément, pour les audiences générales.
La basilique Sainte-Marie-Majeure était un lieu particulièrement cher au pape François qui s’y rendait régulièrement pour prier. Il a demandé expressément à y reposer.
« Sept autres papes y sont enterrés dont le premier Pape franciscain Nicolas IV, le premier Pape dominicain Pie V, et désormais, le premier Pape jésuite. Le dernier à y avoir été enterré avant François fut Clément IX, en 1669 », a expliqué le cardinal Makrickas, archiprêtre coadjuteur de Sainte-Marie-Majeure.

De nombreuses délégations venues d’Orient ont également assisté aux obsèques pour faire leurs adieux au Pape François.
Dans son homélie, le cardinal Giovanni, Battista Re a souligné que la Pape François « était un pape au milieu du peuple, avec un cœur ouvert à tous. Il était aussi un pape attentif à ce qui émergeait de nouveau dans la société et à ce que le Saint-Esprit suscitait dans l’Église ».
De ses 47 voyages apostoliques épuisants, il restera dans l’histoire, en particulier celui qu’il a fait à l’Irak en 2021, défiant tous les risques à l’époque. Cette visite apostolique difficile a été un baume pour les blessures du peuple irakien, qui avait tant souffert de l’action inhumaine de l’État islamique. Ce fut également un voyage important pour le dialogue interreligieux, une autre dimension importante – celle-là – de son travail pastoral. Avec la visite apostolique à quatre nations d’Asie-Océanie, en 2024, le Pape a atteint « la périphérie la plus périphérique du monde ».
Ces obsèques ont lieu la veille du dimanche de la Miséricorde divine.
Au cours de l’homélie, le célébrant a mis en lumière les grands axes de l’Évangile prêché par le pape François durant son pontificat.
« Le pape François a toujours donné la centralité à l’Évangile de la miséricorde, soulignant à plusieurs reprises que Dieu ne se lasse pas de pardonner : Il pardonne toujours, quelle que soit la situation de ceux qui demandent le pardon et reviennent sur la bonne voie ».

L’Eglise, une maison pour tous
Le cardinal Giovanni Battista Re a également insisté dans son homélie sur l’une des convictions fondamentales du Pape François.
« le fil conducteur de sa mission était aussi la conviction que l’Église est une maison pour tous ; une maison avec des portes toujours ouvertes ».
À plusieurs reprises, a-t-il dit, le pape François a utilisé l’image de l’Église comme un « hôpital de campagne » après une bataille dans laquelle il y a eu de nombreux blessés ; une Église désireuse de s’occuper avec détermination des problèmes des gens et des grandes angoisses qui déchirent le monde contemporain ; une Église capable de se pencher sur chaque homme, indépendamment de sa foi et de sa condition, en guérissant ses blessures.
Ses gestes et exhortations en faveur des réfugiés et des personnes déplacées sont nombreux. Son insistance à agir en faveur des pauvres était également constante.
« François, n’oublie pas de prier pour nous»

En hommage final, le doyen du Collège a repris l’habituelle invitation de pape défunt en fin de discours, : « N’oubliez pas de prier pour moi ».
« Maintenant, cher Pape François, nous vous demandons de prier pour nous et nous demandons, du ciel, de bénir l’Église, de bénir Rome, de bénir le monde entier, comme vous l’avez fait dimanche dernier, depuis le comptoir central de cette Basilique, dans une dernière étreinte à tout le peuple de Dieu, mais aussi, idéalement, à toute l’humanité, avec l’humanité qui cherche la vérité d’un cœur sincère et tient très haut la flambeau de l’espérance », a-t-il conclu.
La Rédaction.