Echo de la Cop28 de Dubai

Les dirigeants des pays pollueurs sommés de dire comment ils entendent rehausser leurs engagements pour résoudre la crise climatique

Une centaine de chef d’Etats, plusieurs dizaines de délégations, des nombreux experts se sont rendus à Dubaï où se tiennent, du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï aux Emirats arabes unis, les travaux de la COP28. Les puissants y sont sommés d’annoncer comment ils entendent rehausser leurs engagements pour résoudre une crise climatique toujours plus menaçante.

La délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO/CERN-REBAC, est bien arrivée à Dubai où, elle participe aux négociations. Malheureusement, le Pape François n’a pas pu faire le déplacement, suite aux problèmes de santé, obéissant ainsi aux recommandations de ses médecins. Le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar est à la tête de la délégation de l’Eglise africaine. Les négociations se font entre les parties, spécialement les États qui sont alignés comme les pays plus riches et plus pollueurs, et les pays en développement plus affectés, mais moins pollueurs.

Dans une interview à la presse, Mgr Sébastien-Joseph Muyengo, Président de la CERN et Point focal du REBAC,  a souligné deux choses : 1/ La préoccupation de l’Eglise face aux désordres climatiques aujourd’hui et ses attentes de cette énième Cop, comme les exprime le Pape François dans sa dernière exhortation Laudate Deum (Louez Dieu), publiée 8 ans après Laudato ‘Sí (Loué Sois-Tu).

2/ Les espérances qu’offre l’Afrique et particulièrement la RD. Congo, réputée « Pays solution, l’un de deux poumons du monde » et ce qu’elle attend de cette Cop28.

Concernant les attentes de l’Eglise, Mgr Muyengo a souligné qu’il est essentiel : « Que les dirigeants du monde prennent des engagements concrets notamment pour réduire la montée de chaleur dans le monde, d’aider les pays du tiers monde pour passer des énergies fossiles aux énergies propres, vertes. »

Quand à celles de l’Afrique, le prélat a insisté sur la « compensation extérieure », à contre partie de la conservation demandé aux populations riveraines.  « Si l’on prend le cas du Congo (…),  maintenant que le Congo songe à exploiter son pétrole, on va nous demander de ne pas le faire. Que va-t-on donner à nos populations, à contre partie ? », s’est-il interrogé.

« Je ne pense pas que ce sont les branches des arbres que nos mamans brulent (pour faire du bois de chauffe) qui réchauffent la planète, c’est plutôt le pétrole, ce sont toutes ces usines qui projettent des grandes quantités d’oxygène dans l’atmosphère », a estimé Mgr Muyengo.

Dans les cadres des négociations, « nous sommes prêts à participer à l’initiative à part égale, c’est-à-dire, en faisant ce que nous pouvons et en attendant aussi la compensation extérieure. Car, s’il n’y a pas cette coalition pour freiner la montée de chaleur dans le monde, nous sommes tous perdus », a conclu le prélat.  

Par Henri Muhiya, Expert de la CERN-REBAC/CENCO

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