
Les travaux de l’atelier technique consacré à l’opérationnalisation de l’Agence nationale du médicament (Anamed) se sont clôturés mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), après cinq jours d’échanges avec les experts et cadres techniques du secteur visant à jeter les bases de cette nouvelle structure de régulation pharmaceutique.
Organisées du 12 au 16 août, ces assises ont permis aux experts du secteur de baliser l’intégration harmonieuse des fonctions de l’ancien Programme national d’approvisionnement en médicaments (PNAM) vers l’Anamed, conformément aux décrets n°25/026 et n°25/027 du 17 juillet 2025 portant réforme structurelle du secteur pharmaceutique.
« La création de l’Anamed répond à un besoin de doter le Système national d’approvisionnement en médicaments d’une institution de référence, capable d’en assurer la gouvernance, la coordination et le pilotage stratégique, au service de la disponibilité et de la qualité des produits de santé pour toute la population congolaise », a expliqué le professeur Paul Tshilumbu, Directeur général de l’Anamed dans son discours de clôture.
Pendant cinq jours, les cadres du ministère de la Fonction publique, de l’Anamed, de l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (Acorep), du Fonds de promotion de la santé (FPS) et de l’Autorité de régulation et contrôle de la couverture santé universelle (ARC-CSU) ont produit plusieurs livrables clés.
Il s’agit notamment d’une cartographie institutionnelle du secteur, d’un projet de cadre organique par direction, d’une analyse des chevauchements institutionnels, d’un projet de feuille de route d’opérationnalisation sur douze (12) mois, ainsi que des principes de collaboration avec les prestataires privés.

Pour le professeur Tshilumbu, cette agence publique, ces outils validés constituent une boussole pour amorcer une collaboration structurée avec les prestataires privés opérant dans la chaine d’approvisionnement, fondée sur la clarté des rôles et la contractualisation autour d’indicateurs de performance.
« La réussite de cet atelier témoigne de la volonté commune des institutions publiques, des ordres professionnels, du monde académique et de nos partenaires techniques et financiers de doter la RDC d’une agence forte, crédible et pleinement opérationnelle au service du médicament et de la santé de nos populations », a conclu le directeur général.
La Rédaction.