Fatick : le cri de détresse de Bambougar, 2.130 habitants oubliées du système de santé

Dans le département de Foundiougne, quatre villages vivent sous la menace constante d’un risque sanitaire majeur. Entre enclavement routier et infrastructures médicales dérisoires, les populations de Bambougar Malick Ndiaye interpellent le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à poser des actes forts pour corriger cette inégalité territoriale et garantir le droit fondamental à la santé.

Ce jeudi à Bambougar Malick Ndiaye, les habitants se sont réunis pour dénoncer une situation qu’ils jugent inhumaine : l’absence d’un poste de santé fonctionnel pour une population dépassant les 2.100 habitants.

Actuellement, le village centre et ses trois localités environnantes (Massamba, Elhadji et Malick Diouf) ne dépendent que d’une « case de santé »  insuffisante et inadaptée. Un dispositif largement sous-dimensionné face aux besoins de 2.130 citoyens.

« Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées sont les premières victimes de cet abandon », a martelé Yaya Konté, porte-parole des jeunes. 

Pour ces populations, une simple fièvre ou un accouchement peut se transformer en tragédie faute de plateau technique adéquat.

Mais au-delà du déficit sanitaire, l’enclavement du village constitue le facteur aggravant majeur. La route menant à Bambougar Malick Ndiaye est dans un état de dégradation avancée. En période d’hivernage, elle devient quasiment impraticable, rendant les évacuations médicales extrêmement difficiles, voire impossibles.

« Chaque transfert d’urgence est une course contre la montre. Parfois, nous perdons des vies simplement parce que la route ne permet pas d’atteindre un centre de santé à temps », déplore M. Konté.

La colère des populations s’oriente également vers le médecin-chef du district de Passy. Il lui est reproché un manque de transparence et une déconnexion des réalités du terrain, n’ayant, selon les habitants, jamais rendu compte à sa hiérarchie de l’état de délabrement de la case de santé après sa visite l’an dernier.

Face à ce qu’elles qualifient de négligence prolongée, les communautés de Bambougar Malick Ndiaye interpellent directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à poser des actes forts pour corriger cette « inégalité territoriale » et garantir le droit fondamental à la santé.

Leur revendication est claire : l’érection urgente de leur case de santé en Poste de Santé et le désenclavement routier de la zone. 

À Bambougar Malick Ndiaye, l’urgence n’est plus à diagnostiquer. Elle est à traiter, avant que l’enclavement ne continue de coûter des vies. 

La Rédaction

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