
Lors de la cérémonie de la remise et reprise, le nouveau ministre des Ressources Hydrauliques et de l’électricité Molendo Sakombi a annoncé une vision ambitieuse pour transformer le paysage énergétique de la République démocratique du Congo.
Il a affirmé que l’électricité et l’eau potable ne sont pas « des biens de luxe » mais un « moteur de développement » et « leur accès pour tous est un droit fondamental ».
Avec un taux d’accès à l’électricité encore trop faible et un déficit énergétique estimé à plus de 2 000 MW, le ministère prévoit une approche en quatre piliers : « produire plus d’énergie, moderniser nos réseaux, améliorer la gouvernance du secteur et promouvoir les énergies renouvelables », a déclaré le nouveau ministre.
En ce qui concerne la production, il a indiqué qu’une attention particulière sera donnée pour « redynamiser et achever rapidement » les grands projets en cours comme Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2, Ruzizi 3 et sans oublier l’accélération du projet Inga 3, considéré comme le futur pilier de l’intégration énergétique régionale.
S’agissant de la modernisation du réseau, le programme prévoit réhabiliter les réseaux existants et en construire de nouveaux, de façon planifiée.
Quant à l’amélioration de la gouvernance du secteur, le nouveau plan offensif du ministre compte « rendre le secteur plus transparent, plus efficace » pour les investisseurs privés et améliorer le « cadre réglementaire pour créer des conditions plus attractives ».

Il a également précisé que pour la promotion des énergies renouvelables, le programme prévoit développer les mini-réseaux solaires pour électrifier les zones rurales isolées.
Ces actions a-t-il expliqué, s’inscrivent dans le programme ambitieux « Compact Énergétique de la RDC », porté par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi et le gouvernement qui a pour objectif « tripler le taux d’accès à l’électricité actuel d’ici 2030 ».
Le ministre s’est engagé à traduire cette ambition en actions concrètes, visibles dès les six premiers mois de son mandat.
De son côté, le ministre sortant, Teddy Lwamba, a salué « le travail de fond déjà amorcé » et appelé son successeur à « achever les réformes engagées » pour faire du secteur énergétique « le cœur du développement » du pays.
La Rédaction.