Kaolack : une révolution verte sous l’égide de la Tarikha Tidianya 

La famille de Cheikh Thierno Assane Dème lance un modèle de développement spirituel et agricole pour l’autosuffisance alimentaire.

En prélude à la première édition de Laylatoul Katmiya, une nuit hautement spirituelle dédiée à la commémoration des enseignements et de l’œuvre de Cheikh Ahmad Tidianya Chérif (RTA), prévue le mardi 12 août 2025, la famille de Cheikh Thierno Assane Dème, Moukhadam de Elhadji Ibrahima Niasse Baye, a organisé le samedi 9 août dernier un panel à Kaolack.

Le thème choisi, « La Zawiya, modèle de développement socio-économique pour la souveraineté alimentaire » a donné lieu à des échanges d’une grande richesse intellectuelle et spirituelle.

« Ce panel a été pour nous de déclarer la révolution verte sous les drapeaux de la Tarikha Tidianya », a déclaré Mamadou Niane un des  fidèles talibés de Cheikh  Thierno Assane Dème. 

Poursuivant qu’à Darou Miraya  situé dans la commune de Mbadakhoun, au département de kaolack ( Centre) les enfants ne sont plus exposés aux dangers de la rue, ils  mangent mieux et sont pris en charge par ce centre. 

Mamadou Niane a indiqué que toutes les activités menées par ce centre visent à lutter contre la mendicité qui  reste un sujet sensible au Sénégal et ailleurs, des solutions locales, comme l’agriculture dans les daaras, montrent qu’un autre modèle est possible. Un modèle où la foi, l’éducation et le travail de la terre convergent vers un avenir plus digne pour les jeunes apprenants.

« Nous attendons de l’État du Sénégal un accompagnement dans tous les sens à savoir : technique, financier et matériels », a fait savoir M. Niane.

Il a en outre renseigné que étant donné que les fidèles de la Zawiya sont partout au Sénégal, la communauté souhaite reproduire le modèle de Darou Miraya. 

« Pour faire cela, nous avons besoin de l’accès à la terre. Notre objectif principal est de former les jeunes en créant le capital humain. Nous espérons qu’avec ce modèle le pays pourra atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il mentionné.

En ce qui concerne la production des poissons, le guide religieux a souligné que cette activité peut offrir des emplois dans les zones rurales et contribuer à l’économie locale, à la formation des jeunes mais également nourrir une population croissante avec une source de protéines accessible.

Cependant, il a également alerté sur le coût élevé des matières premières pour l’alimentation piscicole, appelant l’État à intervenir pour alléger ce fardeau économique.

La Rédaction.

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