RDC : « 1.700 carrés miniers », à explorer par l’entreprise américaine Kobold Metals 

Le groupe américain Kobold Metals va mener des études d’exploration sur 1.700 carrés miniers dans le cadre de l’accord de principe signé avec la République démocratique du Congo en juillet, ont indiqué jeudi des responsables congolais.

Le 17 juillet dernier, la RDC a signé un accord de principe avec le groupe minier américain Kobold Metals, spécialisé dans l’exploration des métaux critiques, notamment le lithium, métal indispensable à la fabrication des batteries pour voitures électriques.

Cette signature est intervenu après que le président congolais Félix Tshisekedi avait évoqué début mars un possible accord minier avec les Etats-Unis, après la percée du groupe armé M23 au début de l’année.

Dans le cadre de ce contrat, la société américaine Kobold Metals est intéressée par « la Roche Dure » et l’exploration qu’elle va mener concerne « 1.700 carrés miniers », a déclaré Popol Mabolia Yenga, directeur général du Cadastre minier (Cami) lors d’une conférence de presse.

Pour ses recherches, le groupe américain va utiliser les technologies parmi les plus avancées au monde afin d’identifier des gisements, déterminer leurs quantités et présenter les résultats « d’ici trois ans », a-t-il indiqué. 

Présente à Manono dans la province de Tanganyika, (Sud-est), Kobold Metals a ses intérêts dans le gisement de lithium l’un des plus grands au monde et cette cité regorge également du cuivre et du cobalt.

Dans cette région, l’entreprise australienne AVZ Minerals qui, à la recherche de lithium, métal devenu star des batteries de voitures électriques, a été la première à obtenir en 2016 un permis de recherche à Manono, où elle a monté une co-entreprise avec la Cominière (Congolaise d’exploitation minière).

Les entreprises chinoises sont également présentes dans le secteur minier en République démocratique du Congo.

« Les Américains ne viennent pas remplacer les Chinois, moins encore les autres exploitants miniers », a précisé Crispin Mbindule, président du conseil d’administration du Cami. La RDC « n’est pas en train de brader » ses minerais, les Américains ont « respecté toute la procédure, ils ont payé tous les droits »,a ajouté M. Mbindule, également député national.

Les deux responsables ont rappelé que la RDC a suspendu l’octroi de droits de permis de recherche dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, contrôlé par le groupe armé M23, et où Kinshasa a institué en zone rouge. Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et les troupes rwandaises se sont emparés en janvier la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, puis de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, en février.

La Rédaction

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