
La commune de Kaolack ( centre ) a franchi une nouvelle étape dans sa politique de rapprochement des services publics, avec l’inauguration officielle, ce vendredi 11 juillet 2025, d’un second centre d’état civil implanté au cœur du quartier Touba Ndorong , un quartier religieux situé au centre de la commune.
« Nous avons constaté que de nombreux administrés éprouvaient des difficultés à se rendre au centre principal. Il était donc essentiel de rapprocher ce service fondamental des populations », a déclaré Sérigne Mboup, Maire de Kaolack, lors de la cérémonie.
L’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Jean-Marc Pisani, présent à la cérémonie, a salué une initiative porteuse d’avenir : « Cet événement dépasse la simple inauguration, il témoigne de notre engagement commun pour une gouvernance de proximité, l’égalité des droits et la reconnaissance de la dignité de chaque individu »
Depuis 2020, l’Union européenne soutient le programme NEKKAL, un ambitieux chantier de modernisation de l’état civil sénégalais, à hauteur de 28 millions d’euros. L’objectif est de permettre à chaque citoyen d’exister officiellement, de faire valoir ses droits, et de participer pleinement à la vie nationale.
De son côté, le ministre des Collectivités territoriales, Moussa Balla Fofana, a salué une infrastructure « moderne et ambitieuse », qui incarne la volonté de l’Etat de bâtir un système d’état civil universel, fiable, inclusif et digitalisé.
« En choisissant d’implanter ce centre à Ndorong, haut lieu de spiritualité fondé par Sérigne Bassirou Mbacké, l’Etat rend hommage à une histoire religieuse forte, tout en répondant aux aspirations des citoyens », s’est-il exprimé.

Portée par la municipalité dans le cadre du programme « NEKKAL, Mon état civil, ma citoyenneté » et mis en œuvre par l’Agence nationale de l’état civil, avec l’appui technique de Civipol et Enabel avec le soutien financier de l’Union européenne.
« Le programme NEKKAL est l’un des projets les plus structurants de notre politique de modernisation territoriale. Il dote les communes d’équipements adaptés, accessibles et connectés », a précisé le ministre Fofana.
La transition vers une gestion informatisée de l’état civil marque une rupture avec les méthodes traditionnelles à forte marge d’erreur.
De ce fait, la tenue des registres sera centralisée, sécurisée et interconnectée, afin de réduire les lenteurs administratives et les risques de perte ou de falsification des données.
La Rédaction.