
Le procès en appel des auteurs de l’attentat de Grand-Bassam, survenu en mars 2016 et revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a repris lundi à Abidjan. L’attaque, qui avait fait 19 morts et une trentaine de blessés, avait profondément marqué la Côte d’Ivoire et la communauté internationale.
Quatre des dix accusés, condamnés à la réclusion à perpétuité en première instance en 2021, contestent cette décision et espèrent obtenir une réduction de peine. Le procès se déroule sous haute sécurité dans une atmosphère tendue, marquée par les témoignages poignants des victimes et de leurs familles.
Le principal accusé, Kounta Dallah, un Malien présenté comme le cerveau de l’opération, a nié les faits qui lui sont reprochés, affirmant qu’il n’avait aucun lien avec les groupes terroristes. Ses avocats plaident une erreur judiciaire et demandent l’annulation de sa condamnation.
La reprise de ce procès intervient dans un contexte de lutte acharnée contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, où plusieurs pays de la région sont confrontés à des attaques récurrentes de groupes jihadistes. Les autorités ivoiriennes ont renforcé les mesures de sécurité et coopèrent étroitement avec leurs voisins pour contrer cette menace persistante.
Les victimes et leurs familles espèrent que ce procès en appel permettra de faire la lumière sur les circonstances de l’attentat et de rendre justice aux personnes décédées. La communauté internationale suit de près les développements de cette affaire, considérée comme un test pour le système judiciaire ivoirien dans sa capacité à traiter des cas de terrorisme.
La Rédaction.