
Un nouveau département dédié au partenariat avec l’Afrique a été présenté officiellement mardi par Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.
Cette décision reflète l’importance que la Russie accorde à l’Afrique dans sa politique étrangère. Lavrov a souligné que le commerce entre la Russie et les pays africains atteint désormais 25 milliards de dollars, un chiffre en hausse qui, selon lui, ne représente qu’une fraction du potentiel réel.
La création du « Département des États d’Afrique subsaharienne » au sein du ministère des Affaires étrangères Russe témoigne de l’importance stratégique accordée à la région. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à promouvoir un monde multipolaire et à contrebalancer les sanctions économiques imposées par l’Occident en réponse à la guerre en Ukraine.
Pourquoi maintenant ?
L’intensification du conflit en Ukraine et les sanctions économiques qui en résultent ont poussé la Russie à chercher de nouveaux partenaires. L’Afrique, avec ses vastes ressources naturelles et son potentiel économique croissant, est devenue une région clé dans cette nouvelle stratégie.
La Russie espère également renforcer son influence face à la concurrence de la Chine et des pays occidentaux en offrant son soutien aux pays africains dans des domaines variés tels que le développement durable, la sécurité alimentaire et la lutte contre le terrorisme.
Pour Lavrov, les africains pourront toujours compte sur la Russie en tant qu’ami et partenaire fiable et compréhensif.
«Nous avons une longue histoire d’amitié et de partenariat. Notre pays a toujours soutenu les Africains de manière désintéressée dans leur lutte héroïque contre les métropoles coloniales», a déclaré Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lors de l’ouverture du Département pour le partenariat avec l’Afrique dans le MAE russe.
Une stratégie multidimensionnelle
La stratégie de la Russie en Afrique repose sur plusieurs axes :
- Coopération économique : Augmenter les échanges commerciaux et les investissements dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures.
- Sécurité et défense : Fournir des armes et des formations militaires aux pays africains.
- Culture et éducation : Promouvoir les échanges culturels et universitaires pour renforcer les liens entre les deux régions.
- Humanitaire : Aider les pays africains à faire face aux crises humanitaires, telles que les catastrophes naturelles et les épidémies.
Ainsi, la Russie s’efforce de renforcer ses liens avec l’Afrique, en quête de nouveaux alliés et marchés, face à la détérioration de ses relations avec l’Occident. Ce partenariat stratégique pourrait apporter des bénéfices réels si les deux parties réussissent à construire une coopération mutuellement bénéfique et respectueuse.
La Rédaction.